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« Ils disaient « No Pasarán ! »… Nous sommes passés ! »

20 novembre 1936 : Mort de José Antonio

20 novembre 1975 : Mort de Franco.Général Franco

 Ces deux dates furent commémorées en novembre 1996 dans le grandiose monument de la Vallée des morts « pour Dieu et l’Espagne », construit dans la sierra de Guadarrama, à la mémoire des morts de la guerre civile. C’est toute une histoire. Une première fois, le 30 novembre 1939, José Antonio fut inhumé dans la chapelle royale du monastère de l’Escurial. Ce qui ne convenait guère aux monarchistes,

mais ravissait les phalangistes. Lorsque Franco fit transférer les cendres, en 1959 à la Valle de los Caïdos, ce qui convenait aux monarchistes, mais déplaisait aux phalangistes, dépités et offensés… En ce 30 mars 1959, Franco n’assistait pas à la cérémonie, et c’est son représentant, Carrero Blanco, qui fut hué par les milliers de phalangistes présents !

Face au soleil…

Le plus important reste : cette basilique immense représente l’esprit de la Croisade, et de nombreux Français seront présents à la cérémonie du souvenir… Ces deux hommes, Franco et José Antonio (1), furent, certes, rivaux, mais ils permirent à l’Espagne de vaincre et d’échapper à ce fléau qui aujourd’hui a fait la démonstration de sa funeste idéologie : le bolchevisme. Et ainsi en avril 1939, à Barcelone,francokm5.jpg le général Franco savourant sa victoire sur le bolchevisme pouvait être fier. Il était le premier, et resta, le seul homme d’Etat européen a avoir infligé une terrible défaite au communisme. Une cinquantaine d’années plus tard, alors que le communisme soviétique s’effondre, il faut rendre cette justice à cet homme providentiel, le Caudillo : avoir épargné à la péninsule ibérique la domination marxiste qui aurait sans aucun doute fait tache d’huile en Europe.

En janvier 1936 le bilan de 54 mois de république s’établissait ainsi: 2 parlements; 26 crises, 45 ministères, 17 partis; 1 révolution, 2000 morts, 7 révoltes, 9000 grèves, 1000 municipalités suspendues, 114 journaux interdits, 200 églises brûlées (2) ; lorsque la révolution s’avance il ne faut pas la combattre avec le bulletin de vote. Voici ce que prophétisait l’écrivain Mauricio Karl: « Espagnol, redoute le politicien qui te dit qu’avec ton vote tu sauveras l’Espagne; avec ton vote tu ne sauveras que lui-même et il exploite ton égoïsme suicidaire. La victoire ne s’obtient pas en réunissant des meetings et en applaudissant des orateurs. Avec ces petites choses, on peut tout au plus gagner une élection et participer à un gouvernement; ce n’est pas ainsi qu’on vainc une révolution. »

Ils reviendront victorieux les drapeaux…

Avec Février 36 arrive la victoire du «  Frente crapular » (Dixit Cousteau): le «  Front » obtint 4 365 000 voix contre 4 570 000 pour la droite et le centre (3). En logique c’est la droite et le centre droit qui gagnèrent les élections, mais comme l’Espagne vivait en démocratie… Donc, au lieu de conciliation, c’est à la provocation que le «  Front » va s’employer. (4)
Les travaux de Léon de Poncins sur l’histoire de secrète de la révolution espagnole, font comprendre le lent travail de la franc-maçonnerie et des révolutionnaires. Léon de Poncins avait, dès 1935, démontré les dangers de l’infiltration maçonnique dans l’armée. Et il rappelait l’intervention du député Cano Lopez aux Cortes, le 15 février 1935, sur ce danger. Dans le texte figure aussi la signature de Calvo Sotelo. (5) Ce jour-là Cano Lopez donna les noms de nombreux généraux maçons
Poussés à bout, dans cette période de chaos et de terrorisme, les partis de droite spécialement les phalangistes, se défendent contre les assassinats, les armes à la main. Dans les campagnes, les paysans exproprient les terres et les chocs sanglants se multiplient. (6) Les communistes mettent en place, avec le Komintern, la bolchevisation de l’Espagne, au programme: provoquer la guerre contre le Portugal et instaurer la république soviétique ibérique, avec ce pays.

Au pas allègre de la paix…

joseantonio.jpgL’Occident était déjà redevable à l’Espagne, par deux fois, « contre le Maure et contre le Turc  », à Grenade et à Lépante, d’avoir sauvé la civilisation chrétienne. C’est donc le 18 juillet 1936, grâce à Franco et l’esprit de José Antonio, que débuta la Croisade contre le bolchevisme, qui permis à l’Espagne de revendiquer selon Brasillach « l’honneur du premier danger et de la première victoire  ».
Par quelle étrange destinée les principaux chefs de l’insurrection sont-ils là ? Car enfin rien n’est simple. Le premier, Sanjurjo, est un franc-maçon. Franco est un soldat au service de la République. D’ailleurs sa première proclamation du 18 juillet, au Maroc, se termine par « Vive la République !  ». Un autre général « républicain », Mola. Lorsque il mourra, personne ne croira à un simple accident, mais à un sabotage. Sa radio ne jouait-elle pas l’hymne républicain les premiers jours de l’insurrection ? Arborant avec son adjoint le général Davila, jusques fin août 36, le drapeau républicain. Le général Goded, celui qui doit finir fusillé à Barcelone, était un de ceux qui avaient obligé Primo de Rivera à démissionner en 1930, permettant la République. Autre général franc-maçon, Cabanellas, qui plus tard signera le décret instituant Franco, Caudillo ; le général Queipo de Llano, parent du résident de la République, Zamora. Héros du soulèvement républicain dit des Cuatro Vientos, en collaboration avec le frère de Franco, Ramon. Durant toute son occupation de l’Andalousie, Queipo sera un général « républicain » et très progressiste.Mola/Franco

Non, rien n’est simple…

José Antonio, depuis mars est en prison, dirigeant depuis sa cellule la Phalange, que beaucoup appelleront, plus tard « Failange » (avec les trois premières lettres du mouvement anarchiste FAI). Bien que recevant les comploteurs de la future insurrection, ses sentiments ne sont pas favorables aux militaires; il a même envisagé un gouvernement avec les socialistes de Prieto. Il écrit à Miguel Maura : « Tu verras comment la terrible inculture ou, mieux, la paresse mentale de notre peuple, dans toutes ses couches, finira par nous apporter, soit l’expérience d’un bolchevisme cruel, soit la représentation d’un fantoche de droite gonflé de chauvinisme. Que Dieu nous préserve de l’un et de l’autre. » Et c’est avec raison que la républicaine Clara Campoamor écrivait : « Mouvement insurrectionnel étendu et complexe, dont le but et la portée nous sont totalement inconnus. » (7) Rien n’est si complexe qu’en 1978, un 20 novembre, des Juifs américains séfarades célébreront à Brooklyn une prière à la mémoire de Franco ! (« ABC » Séville 21/11/78) Notez bien qu’en face, c’est exactement la même chose. Bien des républicains auraient leur place dans les rangs nationalistes… Quelle étrange histoire que cette guerre civile. Qui donc, un jour, en fera l’histoire secrète ? Enfin, le général Solans véritable organisateur de la rébellion du Maroc se voit « coiffé » par le général Franco, gouverneur des Canaries qui prend le commandement de la rébellion au Maroc, et le général franc-maçon Sanjurjo (le lion du Rif) lui, parti du Portugal, pour prendre le commandement en chef des opérations, se tue en avion. (8)

« Pendant toute la guerre civile et plusieurs années après, j’acceptai les vérités simplistes de la gauche sur les événements et leurs significations. C’était, en effet, parfaitement clair. La république espagnole était une démocratie, tout comme la Grande-Bretagne, la France, les deux pays que je connaissais le mieux, et l’Autriche où j’étais né. Elle était assaillie par le fascisme international. Les soi-disant nationalistes étaient eux-mêmes des fascistes, dirigés par un général fasciste nommé Franco. » (Brian Crozier « Franco »)
En effet l’éducation politique de Crozier, lui fait haïr cet anti-démocrate que semble être Franco.
Aux récits des atrocités nationalistes il est bien obligé de mettre en parallèle les atrocités républicaines (9) : « Lorsque je lus dans le « Testament espagnol » certaines descriptions des plus horribles atrocités nationalistes, je ne pouvais savoir que Koestler, à l’époque où il écrivait ce livre, était un agent du Komintern. » Crozier atteindra les années 1965 pour comprendre, enfin, et remettre en question ces opinions et convictions sur la République espagnole : « J‘avais découvert que le régime franquiste, sans répondre pour autant à mon goût personnel, n’était pas du tout aussi noir que je l’avais cru. […] en étudiant les faits mes sentiments pour Franco sont à mon corps défendant, passés de l’antipathie à de l’admiration. »

Les cinq flèches de mon faisceau…

falange2.jpgIl faut noter l’extrême habilité et l’intelligence  de Franco pour mener cette guerre (10). Réussissant à devenir le Caudillo, il permet une plus grande cohésion aux armées nationalistes. Et en avril 1937, Franco réunifie la Phalange et les Requetés. (11) De manière autoritaire et sans ambiguïté: il fait fermer les radios phalangistes et met en prison les dirigeants du mouvement. Et à la clé un argument « vicieux » : nombre de civils ayant rejoint la Phalange, qui avait de fait une connotation de gauche, voire d’extrême-gauche; la direction nationaliste, et Serrano Suñer, firent courir la rumeur que nombre de Rouges avaient noyauté le mouvement, et qu’il fallait par conséquent l’épurer : « Le phénomène spontané de mobilisation générale, avait enflé ses cadres […] en y comprenant des éléments d’origine républicaine et syndicaliste. On y voyait alors un danger…» (Suñer). Mais la zizanie régnait en face. En effet, la plus grande cause de démoralisation des combattants républicains, semble être le fait que nombre d’opérations militaires furent montées avec des visées politiques, et qui bien sûr se soldèrent par des résultats catastrophiques. De plus, les anarchistes se plaignaient d’être utilisés comme chair à canon.
La diversité des idéologies, dans le camp républicain, ainsi que des pratiques « tchékistes » (12) donnaient à réfléchir. Pour le « Front » il faut définir la nature de l’Etat: « républicain-bourgeois » ou « ouvrier », afin de mieux lutter contre les « rebelles » de Franco. Les staliniens estiment que la révolution espagnole doit rester démocratique et même parlementaire. Paradoxalement, cette politique fait des communistes staliniens les défenseurs des intérêts des petits propriétaires. Traduction marxiste: d’un côté la collaboration de classes, de l’autre, lutte authentique des travailleurs. Les premières défaites militaires des républicains, nécessitent un regroupement des forces de gauche, et un commandement unique. Ce manque de cohésion sera la principale raison de leur déroute.
En particulier le fait de n’avoir pu mater les folies sanguinaires des milices, composées de socialistes, communistes dissidents, anarchistes de tous poils. Ceux-ci avaient trouvé plus confortable d’exécuter les « fascistes » de l’arrière, que d’aller combattre sur le front. S’ils y allaient, ils prenaient soin d’amener dans leur impédimenta leurs « femmes ». A tel point que la débauche envoyait par fournées les « combattants » à l’hôpital pour des blessures… amoureuses.
L’encadrement laissait aussi à désirer dans les brigades internationales. A tel point que les fameux « commandants » tirés au sort, se trompaient parfois d’objectif et se trouvaient parfois attaquant une position nationaliste distante de quelques kilomètres du véritable objectif assigné. Ainsi un pauvre cordonnier français, marxiste convaincu, pouvait se retrouver « commandant » d’un bataillon. Le principe était simple: il fallait foncer et attaquer, le commissaire politique se défiant si un véritable officier mettait la tactique en doute, il était passé outre. Ainsi la « prise » de Palma de Majorque qui vit périr 1800 hommes.

Sur l’Espagne pointe une aube nouvelle

www.requetes.com/En effet, en avril 1939 une Espagne nouvelle naissait, qui avait coûté beaucoup de sang, et sur les tombes l’on pouvait réciter cette prière des « Requetés » : « Ne crains rien, repose en la paix du Christ, comme celui qui dort, parce que celui qui meurt en Dieu repose, repose…» No temas; descansa en la paz de Cristo como, el que duerme, porque el que muere en Dios descansa, descansa…

Mais que signifiait la victoire de Franco ?
Brian Crozier, en 1967, s’essayait a y répondre : – L’Espagne serait-elle devenue un pays communiste s’il n’y avait pas eu de soulèvement militaire ? – L’Espagne serait-elle devenue un pays communiste si Franco et les siens avaient perdu la guerre civile ? A ces deux hypothèses Brian Crozier répondait: – le soulèvement militaire a, effectivement, sauvé l’Espagne du communisme; – supposons à présent que la guerre civile ait été gagnée par les républicains. Les communistes, qui contrôlaient déjà l’Etat en 1938, auraient été en meilleure position que toute autre formation politique pour assurer leur autorité, après une victoire acquise grâce aux armes soviétiques. Puisque le postulat est fondé sur une guerre générale déclenchée en 1938 au lieu de 1939, le pacte franco-soviétique n’aurait pas eu le temps d’être remis en question, ni le pacte germano-soviétique d’être signé. (13)
Finalement, et au terme de 3 ans d’une lutte gigantesque, en ce 1er avril 1939, il était annoncé au monde entier la victoire finale et le triomphe de l’Espagne : « Ils disaient « ¡ No pasarán ! », « nous sommes passés ! » Le régime franquiste qui était alors instauré sur l’Espagne était loin d’être satisfaisant : « Pourquoi le Mouvement national espagnol s’est-il finalement traduit par l’instauration de ce qu’on appelle, un État totalitaire ? » (Suñer) Régime policier « Plus soucieux de prestige que de réalisme, s’acharnant à créer à grands frais des industries peu viables, il est à la fois assez oppressif et fort coûteux » (Chastenet « Ecrits de Paris » janvier 1950). En effet l’armée et la police consomment à elles seules la moitié du budget. Autre point délicat: les prisons. A la fin de la guerre (décembre 39), il y avait 250.000 détenus; en 1940, 270.000, puis décrue en 1942, 159.000, pour arriver en septembre 1949, 37.000. Sur ce chiffre le nombre de prisonniers politiques était de 2.300. Le régime franquiste, ne procéda que lentement à des remises de peines, et c’est seulement en 1943 que Franco décida que nul ne pouvait être exécuté pour des faits relatifs à la période 1936-1939.
La liberté de la presse était inexistante depuis 1938. Issue de la guerre cette loi du 22 avril 1938 permettait au régime de se défendre. Sans oublier que tout de même après trois ans de guerre, et 1.500.000 morts, la diplomatie internationale n’était pas favorable au régime. De plus les incursions terroristes, dont les bases étaient en France, firent des ravages. Et défendre l’ordre public au sortir d’une guerre civile « internationale » n’est pas chose aisée; maintenir la paix civile alors que des milliers de personnes sont emprisonnées, d’autres exilées n’est pas à la portée du premier politicien venu. En effet, si la paix était revenue, à l’intérieur du camp franquiste tout n’allait pas pour le mieux. Les « vrais » Phalangistes reprenait du poil de la bête, avec des généraux désireux de soutenir ceux-ci. Comme toujours, Franco, en habile tacticien, sut se sortir de cet épineuse situation.
Puis en 1940, une loi spéciale est promulguée contre le communisme et la maçonnerie « Considérés comme principaux responsables de la guerre civile et comme les ennemis les plus dangereux de l’Espagne. » (Jean Pleyber « Ecrits de Paris » oct. 1950). Avec cette loi très répressive l’appartenance à la Maçonnerie ou au Communisme était un délit ; la réclusion pour les dignitaires maçonniques du 18° au 33° degré était ordonnée… Les généraux francs-maçons qui avaient choisi le camp nationaliste devaient respirer… Mais ceci est une autre histoire.
Et si le général Franco fut si répressif, il ne faut pas oublier pour qui connaît l’histoire d’Espagne, du début du siècle, et la situation économique catastrophique du pays, qu’il n’était pas tolérable de voir ressurgir l’anarchie si chère au Espagnols. Et c’est là le génie du Caudillo d’avoir guidé son peuple jusques en 1975, dans la paix civile.

Notes :
(1) Le père de celui-ci, le dictateur Primo de Rivera, eut à subir la vindicte des pétroliers anglo-saxons. A la suite de la nationalisation des raffineries étrangères en Espagne les trusts pétroliers organisèrent le boycott de l’Espagne. Devant le mécontentement de la population Primo de Rivera fut obligé de s’adresser au soviétiques pour l’approvisionnement du précieux liquide: ce qui le fit accuser d’être à la solde des bolcheviks, et par la suite motiva sa déchéance et son exil, à Paris où il mourut en 1930.

(2) Francis Delaisi pendant la guerre (octobre 36) notait que : « Oui, la vérité est qu’on a brûlé des églises, mais il est vrai aussi que ce que la foule visait en mettant le feu à ces édifices (c’était) les citadelles de la rébellion. » Sûrement le Saint-Esprit. Un poète, lui, au comble du lyrisme déclara que des clochers, on tirait sur les ouvriers.

(3) « Notre régime politique de liberté démocratique fut ébranlé par les procédés arbitraires […] qui faussa la volonté populaire de sorte que, aux élections parlementaires du mois de février 36 et avec plus d’un demi-million de voix de majorité sur les gauches, les droites obtinrent 118 députés de moins que le Front populaire…» (Lettre collective des évêques Espagnols à ceux du monde entier à propos de la guerre en Espagne)

(4) Lorsque le « Frente crapular » prit la direction des affaires, il abaissa la solde des soldats riffains de 15 à 7 pesetas par jour. Il supprima les pensions attachées aux décorations. Sans doute des réminiscences de la guerre hispano-marocaine des années 20. Franco, lui, en levant ses troupes pour l’insurrection, fut accueilli comme un sauveur: le général avait rétabli les 15 pesetas par jour, et institué une prime de 500 pesetas pour ceux qui partaient pour le front d’Espagne.

(5) En séance du 15 avril 1936 le monarchiste Calvo Sotelo faisant l’énumération des exactions et des crimes révolutionnaires s’attira cette réplique : « C‘est très peu, on ne vous a pas encore descendu ? » Ce qui devait arriver le 13 juillet 1936. Mais comme les choses étaient bien faites par la république, et que déjà des gayssot traînaient leurs bottes, le meurtre du député ne put, pour raison de censure, être désigné par le terme d’assassinat, ni commenté par la presse. Vous le constatez, M. Gayssot le communiste haineux, a bien retenu les leçons de l’histoire, fût-elle espagnole…

(6) En un seul jour à Yeste, il y eut 25 morts et 118 blessés. (Poncins)

(7) Citée par Jean Dumont « Histoire pour tous »

(8) D’aucuns (Dumont) assurent que celui-ci bénéficia de la compréhension de se « frères », en particulier du radical Lerroux pour le déclenchement de l’insurrection. Sa mort déjoua les plans… En 1932, le lion du Rif, après avoir échoué dans un coup d’Etat, fut condamné à mort. Les Loges sont à l’origine de son amnistie.

(9)« Immédiatement se formèrent les tribunaux populaires pour juger les militaires rebelles, ainsi que des civils qui, ce matin-là (le 19 juillet 36) se promenèrent les armes à la main. En définitive la brutalité la plus sauvage s’empara spontanément de notre pays; pour un rien on allait chercher les gens chez eux, on les chargeait sur la voiture et plus tard, on les trouvait morts dans les fossés des routes. » (Tarradellas)

(10) L’Alcazar de Tolède est défendu depuis le 22 juillet 1936 par le colonel Moscardo, commandant l’Ecole des Cadets. Grâce à une ruse, Moscardo s’empare de toutes armes entreposées à l’arsenal de Tolède, à la barbe des Rouges. Ce qui lui permit de supporter efficacement le siège. A noter que les Rouges disposaient de munitions françaises. Le général Franco, malgré les avis contraires de ses adjoints, retarde son avance sur Madrid, et réalisant l’importance de la forteresse assiégée par les Rouges, s’assurera une victoire psychologique immense, en délivrant les Cadets le 26 septembre. En 1991, il y a à la prison de Figuéras, un ancien cadet de ces temps héroïques. Il est prisonnier par la duplicité d’un roi félon.

(11) En créant la FET et la JONS (Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista) Franco ne se fit pas que des amis. La victoire était à ce prix : l’union.

(12) Lors d’une visite dans Barcelone libérée, le journaliste Ladislas de Luart, fit l’inventaire des méthodes effroyables mises en place par les Rouges, pour briser leurs prisonniers, avec la collaboration de la SIM (service d’informations militaires du Komintern). D’après la recension de Luart, c’est au moins huit mille Espagnols devenus fous, ou qui sont morts dans les Tchékas de Barcelone. C’est la règle chez les révolutionnaires: les anarchistes n’échappaient pas à la folie sanguinaire. Avant d’être « liquidés », les « disparus » faisaient un séjour… en « préventorium » ! Ce terme désignait les prisons « privées » contrôlées par le NKVD.

(13) Cela semble être également l’avis de José Peirats (« Les anarchistes espagnols ») : « Le comité péninsulaire [croyait] que tant que durerait la guerre civile espagnole […] il n’y aurait pas de danger que le conflit se généralise. Cette thèse était renforcée par les faits suivants: c’est en 1938 qu’eurent lieu sans conséquences les « casus belli » d’Autriche et de Tchécoslovaquie. »

Matériel utilisé :

« Franco » Brian Crozier, Mercure de France, 1969
« La guerre d’Espagne » H. Thomas, Bouquins, 1985
« Histoire secrète de la révolution espagnole » L. de Poncins, Beauchesne, 1942
« Contre-Révolution » L. de Poncins, brochure, 1939
« Tempête sur l’Espagne » F. Delaisi, octobre 1936
« Doriot et la guerre du Rif » Brochure du PPF, 1943
« Les cadets de l’Alcazar » Brasillach, Plon, 1936
« Les anarchistes Espagnols » José Peirats, 1989
« Les sept couleurs » Robert Brasillach, Plon, 1960
« Courrier Royal » 5 déc. 1936
« Un Catalan dans la guerre d’Espagne »  Tarradellas
« Histoire pour tous » Spécial Guerre d’Espagne, 1980
« Entre les Pyrénées et Gibraltar » Serrano Suñer, Bourquin, 1947

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