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Dentz

En décembre 1945 disparaissait un homme victime de la vindicte de De Gaulle.
Le général Dentz dans des conditions épouvantables, rendait son âme à Dieu. Payant ainsi sa résistance à l’imposture gaulliste en Syrie, en 1941.

Avant de mourir de froid, le 13 décembre 1945, dans une glaciale cellule de l’infirmerie de la prison de Fresnes. Condamné à mort, il venait d’être gracié après avoir traîné aux pieds, durant deux cent cinq jours, les fers des forçats.
De Gaulle cyniquement écrit dans « Le Salut »: « Le général Dentz fut condamné à la peine de mort, mais… je le graciai aussitôt.» Quelle mansuétude dans cet « aussitôt » ! Jugez-en: Dentz fut condamné le 20 avril 1945, et ne vit sa peine commuée que le 25 octobre et qu’il ne quitta les fers que le 12 novembre !

Avec une mauvaise foi, qui était son principal trait de caractère, De Gaulle rendait compte de l’épisode syrien. Il accusait ainsi Dentz : «…dans les fonctions de Haut-Commissaire du Levant, il avait, au printemps 1941, permis à des escadrilles allemandes d’atterrir sur les terrains de Syrie, comme l’exigeait Vichy, fixé les points où la Wermacht pourrait éventuellement débarquer, et, en fin de compte, fait combattre les forces françaises qu’il commandait contre les Français libres et les Britanniques. »

On sait pertinemment ce qu’il en est. Les assaillants, les anglo-gaullistes, incités par De Gaulle à intervenir militairement. Sous le prétexte faux d’une occupation allemande de la Syrie, et que le général Dentz avait permis aux avions allemands d’atterrir sur les terrains se Syrie.
La difficulté pour Dentz était les accords pris par l’amiral Darlan avec les Allemands, le 5 mai 1941. Dentz devait-il désobéir ? Et entrer en dissidence avec une armée de 30.000 hommes. A cette époque, ni les Etats-Unis ni l’Union soviétique n’étaient en guerre. L’Allemagne était maîtresse de la Méditerranée. Si Dentz avait désobéi c’était livrer l’Afrique du Nord à l’occupation allemande.

Le principal ressentiment, pour De Gaulle, n’est-il pas que 90 % de l’armée du Levant ait choisi de rentrer en France, après le «coup anglo-gaulliste» et refusé de se rallier aux Forces Françaises Libres.

Le général Dentz fit cette déclaration devant la Haute-Cour: «Voici arrivé le terme de ce procès que j’ai moi-même désiré. Je me suis trouvé en présence d’instructions dont je ne connaissais pas l’inspiration: j’ai tout fait dans les circonstances du moment pour sauver les intérêts français. Dans la réalité, aucun acte contraire à l’honneur n’a été relevé contre moi. Les Alliés l’ont reconnu en m’accordant les honneurs de la guerre et une compagnie m’a présenté les armes à mon embarquement. A Jérusalem, prenant congé de celui qui avait été mon adversaire momentané, le général Wilson, nous avons échangé une poignée de main. Vous allez rendre votre verdict. Je ne demande qu’une chose, c’est qu’il serve l’union et la grandeur de la France à qui j’ai consacré ma vie.»

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